Phoenix

par Istina

Ceci est ma lettre du fin fond du silence
L’ennui me brûle la peau
Ici les roses ont un parfum vénéneux
Et l’espoir est si ténu
 
Sur la route
Je place un manifeste d’une joie implacable
Je suis revenue
Pour une seconde ou pour mille ans
Là où le souvenir a fait cramer mes rêves
Aux limites du refus, de la fièvre
Je ne partirai plus
 
Ceci est un appel déchiqueté et tremblant
La dernière soif de l’alcoolique
Le secret de l’alcôve
Un reste de tentation démoniaque
Un chant qui s’élève de toute son arrogance
 
Je ne suis plus morte, enfin
Je ne suis plus morte.

th (11)

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