Au petit jour mort-né

par Istina

Au petit jour mort-né
Au diable émancipé
Qui vague dans mon crâne
Je remets la clé d’or de mes songes écartelés
Selon le rituel à la dernière lune
– le sang des songes est pourpre et blanc
et bleu de myrrhe –

Prenez ce qu’il en reste
Offrande décalquée
Voyage sans ivresse
Départ sans bagage
Prenez ce qu’il en reste
Et rendez-moi

Le nid du dragon jaune
Où la lune s’est couchée
Tremblante de désir
Pour une étoile absurde

Rendez-moi la fièvre des vœux impossibles
De vivre jusqu’à cent mille ans
Avec un cœur de cristal
Un papillon sur les lèvres
Pour faire taire les sanglots lents du confort vicieux
Où les poèmes s’écroulent et meurent

lune

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