Les saisons

par Istina

Aux saisons d’ambitions succèdent les amertumes
Les honneurs balayés par le souffle du temps
Sur le grand échiquier
Les vaincus succèdent aux vainqueurs
Toujours plus avides de pouvoir les concurrents s’élèvent
Pour tomber de plus haut
Dans cette idée de la réussite
Il n’y a pas de place pour son prochain
On est si seul au sommet
C’est le prix à payer
On a peur de tout perdre

Au point du firmament où se croisent mes rêves
Une étoile sourit dans la nuit la plus pure
Inaltérable

Le ciel est remplacé par un écran géant
Où les êtres humains projettent leurs illusions
Les yeux braquées sur ces chimères
Ils se heurtent et se blessent par inattention
Chacun semble attendre en secret sa revanche
Alors que les menus succès épanchent à peine les frustrations

Mais qui prétend se mettre à l’abri du désir ?
Quelle folie douce a saisi les ascètes 
Sont-ils encore des nôtres ?
La sagesse des ancêtres où se cache-t-elle au juste

Dans les dédales de la pensée des hommes de puissance
Règne comme une ambiance carcérale
Sur beaucoup de richesses plane un parfum de mort
Ce sont les cœurs sacrifiés
L’amour que l’on aura brisé par inadvertance

Sur le grand échiquier où je n’ai pas de couleur
Le dépit des vaincus
L’ivresse des vainqueurs
Perpétuent la tradition des clans
Et placent des enclos
A l’intérieur desquels chacun veut s’élever plus haut
C’est la spirale

Mais qui ne souhaite pas pouvoir voler ?

A la croisée des chemins où tous mes pas me mènent
Il est toujours minuit
Et le vent murmure à qui veut bien l’entendre
Les gloires et les échecs qu’il balaya d’un simple souffle

spirale

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