Esquisse

par Istina

Esquisse de danse sur un sol saturé d’idéaux
Nue comme neige de décembre au petit matin
Combat silencieux contre le vent poisseux des certitudes
Étrangère à mon corps je glisse sur une piste d’étoiles désincarnées
Frêle comme l’oiseau
Se foutant du sens commun à nos corps emmêlés
Je m’attache au détail de ton œil cosmique apprivoisé
Renonce à prendre le pouls de nos contradictions intimes
Pour apprendre en silence à tout laisser tomber

Échappés de l’infime tension qui règne entre des corps mortels
Le souffle guidé vers l’autre par le hasard des ondes
Je trouverai refuge sur ton torse imbibé de tendresse
Tu seras tué par mes insignes maladresses
Pris au piège de mon excessive désolation
Au faîte de la montagne de l’amertume
Observons le soleil avant de se jeter
Fluide anticipation d’un monde captivé
Autrefois captif de prières
Toujours à la merci de couleurs érodées

Vertige de mots identiques et nouveaux
Pauvre luminescence
Ivresse et dépendance avouable à demi-mot
Sur ma peau en demi-teinte
J’ai dessiné des signes invisibles kabbalistiques
Faisant fi de toute loi
Pour qu’à la fin de la miraculeuse malédiction moléculaire
Je fasse richesse de toi
Encre de mes émois

185216_254370631254019_100000432530103_888797_5663104_n

Publicités