Terre noire

par Istina

Je suis en prise avec une main qui écrit seule
Comme on remonte à rebours un conte phénicien
Un sens qui s’étale obscène se met à nu dans sa vacuité
Dépouillé de tout style – vérité
 
Une perle tombe et à l’impact se liquéfie
Une image parle
Couronne à terre
Sur le sol des hommes crient « Kemet »
Ils cherchent leur négritude
A même le sable de l’histoire

Sur la peau
La mémoire s’est inscrite en forme de cicatrices
La douleur s’est transmise
De mère en fils
Des chaînes faisant office
De souvenirs
 
Ligaturée sur le papier
Soumise à l’ordre chronologique
Notre dignité de peuple
N’en finit pas de se réveiller

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