ArchiZen

par Istina

Le coeur du samouraï Taille sans faille
Plus maille que crochet sa cote est sans pareille
Son sommeil veille sur un lit d’or et de paille
Les yeux fermés iel trouvera l’aiguille
La fera fondre dans sa bouche telle une petite pastille
Ne me regarde pas. C’est ton cerveau que j’émoustille
Serf volant du Moyen Âge jusqu’à vos écoutilles
Sirotant mon thé jusqu’à la dernière goutte
Dans un silence digne d’un temple de Manille
Le temps peut exploser dans nos caresses vanilles
La vanité va nu-pieds dans les rues de Babel
Esquivant les bouts de verre sur les trottoirs de Barbès
Là où le bât blesse
C’est que le salaire récompense la paresse
Et que pour le plus beau mensonge tous se pressent
J’ai vu mon baume en songe
C’est la lumière d’un arbre qui couvre mes cicatrices
Dont l’ardence n’a d’égale que l’épaisseur de la matrice

Une devise pour souder les bords de ta foi rapiécée :
Poésie n’est pas à vendre, elle est déterminée.

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