Les dés comptes

par Istina

Je te délivrerai de toi-même comme on se l’est promis
Mutuellement
Je vois que d’autres ont léché le jus de tes plaies
Et pour la conception d’un miracle personnel
Ont fait de ton sang leur projet de nourriture

Mais je ne suis pas un vampire
Je n’ai de cesse de refermer tes blessures
En transformant mon corps en remède vivant
Que ma langue te procure l’ultime élixir
En absorbant ton mal pour le rendre au néant

Je m’étais perdue moi-même et me suis retrouvée
Momifiée vivante dans d’atroces souvenirs
Quelques détails inscrits sur les bandelettes
Dans des langues oubliées et des langues à venir
Par quel épais mystère vit ce désir encore
Quand notre amour est mieux caché que la nouvelle Atlantide
Que nos pactes manqués envahissent le décor
Empli d’un épais silence de platine

Tu me conduis je l’espère sans calcul
Sans idée préconçue de ce que cela doit être
Sans se limiter à une forme de l’amour
Car notre destin est loin de ce paraître
Prôné par celleux qui bradent l’éternité du jour.

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