Pèlerine

par Istina

C’est Toi qui m’a guidée jusque dans mes errances
Je n’aurais pas pu faire autrement
Car j’étais désarmée loin de Ta présence
Mise à distance de mon Etre par tout un armement

Il fallait que je dépiste un à un les clones
Que je puisse nommer les vices sources de tourments
Quitte à expier pour eux, captive de ce trône
Où me place ma naissance entre deux firmaments

L’un se nourrit de songes, d’ersatz de bonheur
Comme un ventre sans espoir, grand dévoreur de mondes
Et l’autre une lettre infirme, chérie du créateur
Mais bloquée par sa terreur de la Bête immonde

C’est Toi la seule idée qui m’a tenu la main
Je n’aurais pas pu me détourner d’un pas, d’une virgule
Aussi sale et tortueux qu’ait été ce chemin
Béni par l’opprobre, faisant fi du ridicule

Comme je connais de l’âme tous les sombres revers
Puisque j’ai pardonné leurs actes d’infortune
Et que même l’arbre qui a poussé de travers
Peut étendre sur le sol son ombre qui parfume

Délivre-moi du chagrin de n’avoir pas compris
L’étendue de la force que Tu places dans nos mains
Accorde-nous la paix au seuil du Paradis
Que l’on y marche ensemble, heureux comme des gamins.

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