Rêves, errances

Chemins de textes

Tag: étoiles

Au gré du hasard

Au gré du hasard

Des idées flottant comme des grains de poussière
Chacun d’eux renfermant son propre univers
Et la promesse de sa disparition

A l’envers du néant

Quand le soleil découche que les oiseaux déchantent
Qu’un espoir indécent se désagrège innocemment
Que l’ironie déstabilise les radieuses certitudes sur les terres promises
Que l’ambition fait ses valises en recherche de terres plus fertiles que les sols décimés par les larmes arides
Quand l’océan se vide

Je retourne mes racines et les greffe aux nuages
Je questionne mes démons, insulte les présages
Soudoie des idéaux, caresse des images
Comme mon reflet brouillé dans le miroir du monde
Comme une mémoire souillée par la plume qui raconte
Et ravive une conscience mille fois morte de honte
Par trop assujettie à la norme qui gronde

Coupable d’harceler les étoiles
Je plaide la folie d’avoir voulu revivre

COSMOS

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Roses pourpres

J’ai stocké dans ma plume
Tant de thèmes à faire mal
De vérités qui saoulent
Les hommes qui font les sourds
Des histoires de fesses
Que les machos trouvent dégueulasses
Un vécu de négresse
À faire rougir vos visages pâles 

D’une main empreinte
De maladresse
J’astique les étoiles
Ma seule richesse 

Sur la face du monde
Où les larmes coulent toujours
J’inscris mon vécu pour preuve
De la force de l’amour

En expirant de mon dernier souffle 

Des prières informulables s’accumulent
A l’orée de mes lèvres maculées de colères
Odes à la beauté du diable

J’articule ma peine en sanglantes semailles
Pour qu’explosent les roses pourpres

Rose-pourpre-et-blanche

J’écris mon nom

Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me faire croire que j’existe
 
Comme un tragique mantra dicté par ces utopies réalistes
Assez proches pour qu’on y croie, comme un mirage indécent
Aussi beau et cruel qu’il nous fait battre le sang
 
vivre pour ses rêves
vivre pour ses rêves
Ça signifie souvent survivre dans un cauchemar
Où la souffrance qui t’étreint laisse une empreinte plus profonde
Que les désirs que tu embrasses en songe
Ça signifie errer solitaire dans des forêts habitées de démons
D’où les rares âmes qui reviennent semblent vidées de toute raison
 
Et tu continues
Tu continues à avancer même les pieds en sang le regard triste
Parce que de temps à autre
Entre les branches tordues éperdues de douleur
Il pleut des étoiles sur ton cœur d’artiste

tornade

Métisse

Assise au soleil
Réceptive telle une antenne émotive
Attentive aux vibrations qui guideront ma plume
Pour je l’espère vous transmettre une nouvelle émotion
Je suis tranquille
Docile
Et les images défilent
Visions du cosmos qui s’enfilent
Comme des perles sur un fil
Où nuit et jour se succèdent en un battement de cil

L’alliance des contraires
Je suis faite de cette matière première
Du Nord et du Sud
Du noir et du blanc
Pour un brun qui rappelle la couleur de la terre Mère
On a tous en soi un petit bout d’univers
Un soupçon d’infini dans un grain de poussière
Filiation divine ou bien humain mystère
Nos atomes des étoiles nous font frères
Il y a de quoi en être fiers
N’être qu’une humble créature
Mais terrain d’un combat qui dure
Entre le paradis et l’enfer

Et dire que je rêvais mon cœur pur

Je suis condamnée à m’asseoir
A même le mur qui sépare
Les deux versions d’une même histoire
A voir les victimes comme les barbares
Manipuler le devoir de mémoire
Je ne sais plus lesquels croire
Et j’en passe ds heures
A démêler en moi les leurres les erreurs
Liés à la conscience d’une race prétendument supérieure
Et j’en pleure
Des traces laissées par les ravages d’un esclavage encore ancré dans nos cœurs
Où est ma place ?
Nous sommes trop peu à porter ce drapeau d’un peuple imaginaire
Où nous serions tous unis et sœurs et frères
Trop peu à vivre et à saigner pour cette chimère
Et puis mon temps est éphémère
Et la bêtise humaine m’atterre
De rage ma plume se fait amère

Jeter un regard sur la Terre
Poser les yeux sur toutes ces guerres
Quand on y cherche de la lumière
Trop d’espérance est une torture
La cruauté de l’Homme serait dans sa nature ?

Et dire que je rêvais mon cœur pur

th (14)