Rêves, errances

Chemins de textes

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Des mots pour vaincre l’ennemi

Le silence
 
Où les voix se multiplient comme des fragments de mémoire
Agitées comme peut l’être ma conscience
 
La route est longue
Dieu fasse que nous puissions trouver le sommeil
Malgré nos défaites et nos forfaitures
 
Derrière chaque insolence et erreur de parcours
En moi gisait l’espoir fou
De te pénétrer de mon nom

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Mon nom

Je ne porte plus mon nom
Je porte une ivresse blanche sous une lune saoule
Je porte les fantômes de mes rêves avec légèreté
Et avec mon double, la louve solitaire
Je porte des cadavres de notes
En traversant le pont des soupirs

Je porte un silence obséquieux
Aux oreilles de celui qui n’entend pas
Mais je ne porte plus mon nom

Je porte une interrogation écrite
Je porte une ligne de fuite
Je porte un vêtement qui me déshabille
Je porte une force incomprise
Et une détresse sans motif

Mais je ne porte plus mon nom

Je porte une volonté crasse
D’écrire sans me faire une place
Je porte une flamme détrempée
Avec l’éphémère en bandoulière
Et les cendres de ma colère
Mais je ne porte plus mon nom

J’avance sans but ni recherche
Je suis un reflet sans miroir
Le détachement comme banderole
Je ne porte plus mon nom

C’est mon nom qui me porte

porter

J’écris mon nom

Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me rappeler que j’existe
Istina j’écris mon nom pour me faire croire que j’existe
 
Comme un tragique mantra dicté par ces utopies réalistes
Assez proches pour qu’on y croie, comme un mirage indécent
Aussi beau et cruel qu’il nous fait battre le sang
 
vivre pour ses rêves
vivre pour ses rêves
Ça signifie souvent survivre dans un cauchemar
Où la souffrance qui t’étreint laisse une empreinte plus profonde
Que les désirs que tu embrasses en songe
Ça signifie errer solitaire dans des forêts habitées de démons
D’où les rares âmes qui reviennent semblent vidées de toute raison
 
Et tu continues
Tu continues à avancer même les pieds en sang le regard triste
Parce que de temps à autre
Entre les branches tordues éperdues de douleur
Il pleut des étoiles sur ton cœur d’artiste

tornade